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LUP Student Papers

LUND UNIVERSITY LIBRARIES

L’acquisition du vocabulaire dans l’enfance: Une analyse qualitative du vocabulaire d'enfants monolingues, bilingues simultanés et successifs

Nylander, Elin LU (2013) FRAK01 20122
French Studies
Abstract (French)
Ce mémoire est basé sur des productions orales de trois enfants monolingues, trois bilingues simultanés (bilingues de la naissance) et trois bilingues successifs, c’est-à-dire des enfants ayant commencé à acquérir une deuxième langue (L2) après l’âge de quatre ans, mais avant l’âge adulte. L’objectif de l’étude est d’établir une image des différences et similarités entre ces groupes d’enfants au niveau du vocabulaire.

Plusieurs chercheurs s’accordent à penser que les bilingues simultanés connaissent moins de mots dans chaque langue qu’ils acquièrent par rapport à leurs pairs monolingues et que les bilingues successifs ont moins de vocabulaire que les bilingues simultanés. Ces dissemblances peuvent notamment être expliquées par la... (More)
Ce mémoire est basé sur des productions orales de trois enfants monolingues, trois bilingues simultanés (bilingues de la naissance) et trois bilingues successifs, c’est-à-dire des enfants ayant commencé à acquérir une deuxième langue (L2) après l’âge de quatre ans, mais avant l’âge adulte. L’objectif de l’étude est d’établir une image des différences et similarités entre ces groupes d’enfants au niveau du vocabulaire.

Plusieurs chercheurs s’accordent à penser que les bilingues simultanés connaissent moins de mots dans chaque langue qu’ils acquièrent par rapport à leurs pairs monolingues et que les bilingues successifs ont moins de vocabulaire que les bilingues simultanés. Ces dissemblances peuvent notamment être expliquées par la différence du degré d’input reçu par les enfants. Vu que les bilingues successifs n’ont pas été exposés à la langue en question autant que les monolingues et bilingues simultanés, il est attendu qu’ils ont un vocabulaire moins précis que les autres. Par conséquent, on s’attend à ce que les bilingues successifs aient besoin d’employer des stratégies de compensation qui leur donnent la possibilité de s’exprimer malgré l’absence de vocabulaire adéquat, comme par exemple l’utilisation de mots génériques ou de verbes avec un faible contenu lexical.

Pourtant, de l’autre côté, il existe des études suggérant que les bilingues successifs possèdent une maturité cognitive et linguistique qui peut avoir un effet favorable sur le développement langagier (Paradis 2007 : 390). En même temps, De Houwer (2009) propose que les bilingues simultanés peuvent atteindre le même niveau de vocabulaire que les monolingues parce que l’input reçu n’est pas lié au nombre de langues acquises.

Les productions orales utilisées dans cette étude sont toutes basées sur la même tâche, la narration d’une histoire à partir d’une série d’images. L’analyse porte sur la réalisation d’expressions clairement présentées sur ces images par les différents enfants.

Les résultats montrent que tous les enfants ont recours à des termes génériques et qu’ils utilisent parfois les mêmes mots pour exprimer un même phénomène. Pourtant, les enfants bilingues avaient généralement plus souvent recours à des stratégies de compensation que les monolingues. Ils montrent aussi que les bilingues simultanés et successifs se ressemblent dans le sens qu’ils s’appuient sur leur L1 (le suédois), par exemple, en produisant des mots en français ressemblant à des mots suédois (cf. faux-amis). (Less)
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author
Nylander, Elin LU
supervisor
organization
course
FRAK01 20122
year
type
M2 - Bachelor Degree
subject
keywords
enfant L2, l’acquisition du vocabulaire, child L2 acquisition, second language acquisition, French
language
French
id
3563419
date added to LUP
2013-05-03 08:58:45
date last changed
2013-05-03 08:58:45
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  abstract     = {Ce mémoire est basé sur des productions orales de trois enfants monolingues, trois bilingues simultanés (bilingues de la naissance) et trois bilingues successifs, c’est-à-dire des enfants ayant commencé à acquérir une deuxième langue (L2) après l’âge de quatre ans, mais avant l’âge adulte. L’objectif de l’étude est d’établir une image des différences et similarités entre ces groupes d’enfants au niveau du vocabulaire. 

Plusieurs chercheurs s’accordent à penser que les bilingues simultanés connaissent moins de mots dans chaque langue qu’ils acquièrent par rapport à leurs pairs monolingues et que les bilingues successifs ont moins de vocabulaire que les bilingues simultanés. Ces dissemblances peuvent notamment être expliquées par la différence du degré d’input reçu par les enfants. Vu que les bilingues successifs n’ont pas été exposés à la langue en question autant que les monolingues et bilingues simultanés, il est attendu qu’ils ont un vocabulaire moins précis que les autres. Par conséquent, on s’attend à ce que les bilingues successifs aient besoin d’employer des stratégies de compensation qui leur donnent la possibilité de s’exprimer malgré l’absence de vocabulaire adéquat, comme par exemple l’utilisation de mots génériques ou de verbes avec un faible contenu lexical.

Pourtant, de l’autre côté, il existe des études suggérant que les bilingues successifs possèdent une maturité cognitive et linguistique qui peut avoir un effet favorable sur le développement langagier (Paradis 2007 : 390). En même temps, De Houwer (2009) propose que les bilingues simultanés peuvent atteindre le même niveau de vocabulaire que les monolingues parce que l’input reçu n’est pas lié au nombre de langues acquises. 

Les productions orales utilisées dans cette étude sont toutes basées sur la même tâche, la narration d’une histoire à partir d’une série d’images. L’analyse porte sur la réalisation d’expressions clairement présentées sur ces images par les différents enfants. 

Les résultats montrent que tous les enfants ont recours à des termes génériques et qu’ils utilisent parfois les mêmes mots pour exprimer un même phénomène. Pourtant, les enfants bilingues avaient généralement plus souvent recours à des stratégies de compensation que les monolingues. Ils montrent aussi que les bilingues simultanés et successifs se ressemblent dans le sens qu’ils s’appuient sur leur L1 (le suédois), par exemple, en produisant des mots en français ressemblant à des mots suédois (cf. faux-amis).},
  author       = {Nylander, Elin},
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  note         = {Student Paper},
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  year         = {2013},
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